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MACIF
Monsieur
Dominique RENOUX
Directeur
des Ressources Humaines
2 § 4 Rue du Pied de Fond
79037 NIORT Cedex 9
Lens, le 20 Mars
2007
Objet : Consultation des CHSCT
Monsieur le Directeur des Ressources
Humaines,
Par la présente,
l’UNSA tient à faire connaître sa position àla
Direction sur la consultation des CHSCT suite à la mise en
place de l’outil « entretien de progrès ».
Le texte du Code du Travail précise en son article L236-2 que cette
consultation est obligatoire avant toute décision d’aménagement important
modifiant les conditions de travail.Dès lors, l’UNSA estime que dans ce cadre, une stricte
application du texte de Loi doit être faite.
Le rôle du CHSCT étant d’émettre des avis et de formuler
des propositions destinées à informer le chef d’Entreprise et à guider l’action
de celui-ci, il doit être en possession de toutes les informations utiles à sa
prise de décision, le cas échéant après enquête et
expertise.
En effet, à ce jour, nul ne peut connaître l’impact des Entretiens de
Progrès sur les salariés concernant les conditions de travail : la donne
est totalement modifiée puisque la
mesure de la contribution du salarié se fera dans le cadre de cet entretien
d’évaluation qui aura pour conséquence de lier une partie de la rémunération aux
objectifs individuels.
Nous estimons donc tout à fait légitime de diligenter des expertises afin
de mesurer l’impact de l’utilisation de ce nouvel outil prévu dans le Nouveau
Contrat Social.
Par ailleurs, notre position est confortée par
la Décision des Juges dans la
région Val de Seine Picardie pour une divergence d’opinion quant à la mise en
place d’une expertise au sein du Macitel.
Pour conclure, la
Direction a déclaré dès le 22
décembre à l’occasion de la signature du NCS se satisfaire du contre seing de
la CFE
CGC.
Nous espérons fortement que la
Direction n’aura pas manqué de
vérifier que cette Organisation Syndicale
était tout à fait représentative au sens de l’application du Code du
Travail, compte tenu des spécificités liées aux syndicats affiliés à la CGC afin de respecter l’article
L133-2 du Code du Travail, cette même règle étant reprise à l’article L132 –2 du
Code du Travail : « dès lors que le quart de leurs adhérents n’appartient pas au Groupe des
Cadres, des syndicats affiliés à
la
CGC peuvent signer des accords
collectifs ».
Nous demandons donc que nous soit apportée la preuve de cette
représentativité de la CFE CGCafin de pouvoir faire admettre aux
salariés tant adhérents que sympathisants de notre Organisation Syndicalela légitimité de la signature de l’accord par la seule
CFE CGC.
Je vous
prie de croire, Monsieur le Directeur des Ressources Humaines, en l’expression
de mes salutations distinguées.
Muriel GRUAU CEBO
Secrétaire Général UNSA UES MACIF
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